29 mai 2008

Un lobe d’oreille entre les doigts, il se promène. Il cueille au vent les samares. Fruits libres. De jeunes pousses d’étoiles dans les arbres regorgeant de soleil. Il s’abreuve de gouttes de pluie. Il croit aux lutins. Leur existence est belle. Une magie pour le coeur. Pour lui, le jour n’a pas d’heure.

Il rit et boit du thé marocain. Ses sandales l’amènent là où les femmes se voilent. Leur armure de soie ploie à son passage. Un froissement d’âme à peine perceptible.

C’est pourtant sa dernière journée de beau temps. Frêle, la lourdeur d’une confiance folle qu’il existe un monde meilleur.

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