17 juillet 2008

II

un vent torride
secoue le trio au sang chaud

trois gringos encore assis
la misère accrochée à la peau

l’homme au sombrero
réanime sa chaise
se rassoit
brasse les cartes usées
cale la bouteille de Tequila
pose bruyamment ses bottes de cuir
sur le banc vide
mâche une chique de tabac
son visage toujours caché

la main est donnée
aucun jeu
que du bluff

l’homme au sombrero
parle trop fort
intempestif
plaque ses cartes
sur le bois écorché
une pauvre paire
fière comme un carré de rois

à sa gauche
le fiel silencieux
la main de feu
tire de son pistolet

le sombrero échevelant
la grande carcasse née à Carcassonne

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