3 août 2008

la colombe a pris son envol en plein centre-ville dans le brouillard alors que les automobiles les autobus les camions de livraison se faisaient la course dans une interminable suite de klaxons de gaz d’échappement et d’impatience fortement ponctuée

un bruissement reproduisant la sensation sensuelle de deux êtres qui se rencontrent pour la première fois le glissement réciproque d’une peau toute neuve tamisée de regards doux

le départ trop subtil imperceptible d’une intrusion camouflée des petits tourbillons de pluie de gouttelettes en suspend les objets fixés dans leurs tourments

une jeune femme déposée sur le pavé la pudeur encerclée de blancheur la chevelure blonde pâleur incandescente les lèvres closes comme des bulbes printaniers le mirage mirobolant d’une existence surréelle encadrée dans la fuite du quotidien

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