5 août 2008

papa
mon premier mot
comme un appel
n’étant pas à l’abri
des papillons noirs

papa
une ombre grandie
ta main accueillant
ma fragilité
de petits yeux déjà froncés

papa
une fois prononcé
d’un fond persécuté
l’écho de tes pas
courant derrière toi

papa
vingt-cinq ans et plus
le premier mot
maintes fois répété
se nomme autrement

papa
existes-tu déjà
te décalques-tu
de tes bras
impuissants

papa
cinq strophes plus loin
et t’ai perdu
dans un élan de mes mains
dans une vaste étendue

pa… pa…
pardonne-moi
ta pâleur
m’a trop longtemps
attristée

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