12 août 2008

chez toi les rideaux fermés l’air colle au plafond ça sent la cire à plancher et le parfum de vieux garçons
l’entre-deux tantôt assis dans la chaise capitaine tantôt debout en équilibre en train de polir les ustensiles d’argent
ta poignée de porte te connaît bien se souvient de tes allers et venues s’articule autour de tes gonds mal huilés
de nombreuses retrouvailles entre les mêmes personnes rapiécées pour survivre en une pièce en un seul morceau
ta mélancolie drue amère se tresse en fines nattes se dresse sur ses fines pattes d’oiseau

chez toi la découverte du mien me laissant guider vers l’autre dans le refus d’une identité transposée
le cisaillement transgénique de la chair au prise aux crises répétées des angoisses automnales
des angoisses s’effilochant sur le bord des routes

l’éventrement d’une solitude contrôlée en terre hostile

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