13 août 2008

il pleut ce matin sur mon visage d’ange
la marche m’est longue presque insupportable
la portée jusqu’au bout de mes ongles blancs
rongés jusqu’au sang
l’aromate sulfureuse comme unique repère
l’avancement de mes pieds
mouvement rond et mécanique du moulin à eau
la lassitude ou l’étourdissement simultané
la petite aiguille rattrapant la plus grande
une course effrénée entre le passé et le présent

mes lunettes englouties la chaudrée de palourdes
ça sent la soupe maison préparée par les femmes
le tablier est secoué au balcon

les miettes de mon innocence chassées
on lave tout même les sabots et les souliers usés

la pluie s’averse sur moi me pleut jusqu’aux gouttes vitales
et le baromètre interne ne répond plus
aux pressions atmosphériques

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