17 août 2008

il est venu vers elle
ne la connaissait pas
elle avait la peste
lui la choléra
il la trouvait belle
elle le trouvait beau
n’y avait que la neige folle au front gercé
couchée sur des tonnes d’azur empilées d’eau
ne fallait pas craindre
il lui disait de rire
elle le priait d’aimer
n’y avait que le temps d’entrevoir l’ivresse

il est venu vers elle
ne se connaissaient pas
la peste sur elle
et lui la choléra
se sont enfouis leurs membres
couchés sur des lattes de bois
se sont mis à attendre
lui rivé sur elle
elle blottie sur lui
les lèvres effleurées
comme de longs déchirements

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :