18 août 2008

la devanture se lève l’ouvre la quête se découvre la table à quatre pattes échancrée sur une béquille
l’ironie jaune en bikini se promène la foire l’éléphant tend la trompe troubadour endiablé les coeurs de ses cartes trichent
la jungle gambade déambule sur les trottoirs de New York Central Park au coin de rue les taxis carburant au café cubain
trois grands galets planqués sur les marches défraîchies du dépanneur d’à côté les bouteilles de bière bues la broue dans le toupet
une lumière rouge qui ne finit plus le policier aux grosses lunettes fumées le cigare pendu à la lèvre basse grasse boulimie braquée
l’autre bord la madame aux bourrelets en macramé posée en équilibre sur un bicycle mauve les pneus épuisés les guidons ronds
sur le toit la terrasse bricolée pour des ramasseurs d’or un colimaçon traverse pendant que l’envie de tomber devient dru
le vendeur de char se lançant en bas un saut en bungy pas couvert par les assurances les créanciers ont mal passé le huissier se hisse dans les craques du fauteuil
des mascarades et une file d’attente des points boni à ramasser pendant que le barbier continue à dépoiler et que le boucher dépèce

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