19 août 2008

à la sortie du supermarché
un parc en asphalte
un quadrillé de lignes grasses
muselières parallèles blanches
une filée de carrosses
alignement métallique
froide diligence
une pancarte mal vissée
qui couine au vent
comme un rire de poêle à frire
l’enseigne néons terrassés
deux vieillards enlacés
traversent l’îlot
les yeux enfouis dans les poches
de la tourbe mal plantée
toute égale
pas un coin rond au carré
la cigale a beau crier de toutes ses forces
l’allée de cannages ne bougera pas
les congelés à outrance
obéissant docilement
à la montée de lait
des veaux estropiés
et des petits immigrants aux champs
payés pour crever
à cinquante cents la livre

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