28 août 2008

il a froissé sa chemise
a glissé son portefeuille
dans les poches arrière de son pantalon
a marmonné quelques pensées désordonnées
s’est passé la main dans les cheveux
et mine de rien
est sorti sur le balcon
a observé les tourterelles tristes
les a épiées
s’est assis comme prévu
à la portée de la cible
la mire solide
il savait le nom
des rues avoisinantes
reconnaissait à l’oeil nu
la trace des passants

à bout portant
chancelante marque de fermeté
le tir
tiraillement conflictuel
du contresens

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