30 août 2008

t’as une gueule de plomb
la moue que tu fais
résiste
me prouve tout le reste
pourquoi me fais-tu signe
l’accord de tes gestes
n’a plus d’importance
tu tapotes ton deuil
sur le tabouret

l’antichambre vacant
te transperce
les tympans prêts
à grimper
des liasses de lierres
la masse de musique
qui claque
sur ton palais
tu voudrais tirer l’univers
le mettre en pièce
le reconstruire d’un bout à l’autre
les sourcils froncés
comme si le monde
allait tomber

l’amour de ta soeur
comme une ophélie sans fin
l’ouragan grossit
et toi tu te luttes
tu titubes loin de toi
la rogne grogne crie
tu t’oublies
la force funèbre
souffle l’agrume acide
qui éradique
toute quiétude

t’as une gueule de plomb
l’abattement de tes bras
sur les frontières longitudinales
de mon profil oblong
le globe oculaire vaste
comme une lune de miel
où est versé le fiel
de l’inceste

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