2 septembre 2008

trois heures moins quart
le cadran s’enfonce
entre les lattes le store s’éveille
on y voit des parcelles de ciel
les lampadaires vacillent
faisceaux fumant les ailes d’un papillon de nuit
le gris du gazon mat
fluorescence ressentie
un petit bonhomme rabougri
comme un nain de jardin nu
vibrations permanentes
d’une ville ventriloque

Mont-Royal tremble
quand le front se plisse
se confondre pourfendu
faire l’amour pour se déprendre de soi
et recommencer jusqu’à se perdre

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