4 septembre 2008

cent pas encore et il y était
il avait tant attendu ce moment
son mantra était ressenti
la marche prise au pied de la lettre
fermait les yeux
y connaissait par coeur le sentier
effleurait à peine la peinture fraîche
le tunnel menait
on ne sait où
mais lui
ça ne lui dérangeait pas
y pleurait juste à y penser
le frôlement fragile aux limites de la sensibilité
ça ne pesait pas lourd sur son existence
d’escorter sur ses épaules
la source de son amour

y avait droit à sa minute de gloire
on l’a amené au premier pallier
sa chute inspirée comme une gorgée goulue
et le chapitre incomplet
de leur courte destinée

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