17 septembre 2008

trente-neuf ans se sont écoulés et le long des jours s’apaise enfin
tu frissonnes à l’idée d’entrouvrir les fenêtres au cas où l’air s’infiltrerait mal en dedans
ça s’enfle l’amertume de tables à défaire les couverts blancs encore salis de la veille qui tremble
l’autre côté de la rue la plante verte suspendue aux trognons de portes le support en fer brun l’oxygène en manque
tu me serres dans tes bras pour m’imprimer contre ton col déroulé dénudant des bouts de ton absence ignare

trente-neuf ans ou était-ce des millénaires à l’échelle du temps qui se contracte en illusions vitesse voltige céleste oblige
trente-neuf années sur le qui-vive la taille des feux follets proportionnelle aux oiseaux-mouches en voie d’extinction
ça s’agrandit la bande passée beaucoup de circulation en vue tu t’exposes aux risques des rayons x le scanner comme un sphincter géant faisant face à la mélancolie muselée
la gestation du triton malformé où le médecin s’exclame appelle à la prudence à la pudeur comme seul mot d’ordre
la mort prématurée qui remue entre ses mains la mûre décision de perdre ou de reprendre

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