22 septembre 2008

la douceur posée sur le bout des ongles à l’extrémité même du bout des pores de la peau lisse et vierge vernie au soleil par le souffle d’une poésie douce comme un rêve qui sent bon les fleurs d’oranger ou le zeste léger d’un citron tombé dans la paume de la main souple et blanche d’une jeune femme à l’hymen chaste ou le pur arôme du jus qui ruisselle sur les lèvres rouges d’un lys posé sur la bouche
la douceur espérée marchant sur le bout des pieds pour ne pas faire de bruit pour ne pas déranger le frôlement de la patte velue d’un chat aux yeux qui percent l’obscurité la patte posant ses traces comme une démarche arrondie le bassin parlant la langue séductrice de l’amour félin déposé sur un coussin moelleux l’attente de la crème qui coule sur des crêpes tièdes et le café noir pour embaumer les matins de cristal
la douceur la douche aux vapeurs la brume dans un jeu de condensation sur le miroir la beauté d’une fin du monde détendue étendue étirée des bobines en noir et blanc qui défilent l’histoire sur l’écran plat la vie solide la neige amassée dans des baluchons bleus il y avait là encore des regards tacites et de beaux lendemains sur une terrasse imaginaire la douceur interpellée comme une douce amie comme ma soeur qui s’agenouille les genoux endeuillés dans les plis de sa mémoire

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