23 septembre 2008

tu prends le micro tu le prends très fort tu t’accroches à lui son fil entortillé autour de tes hanches la jambe embarquée sur le trépied le signal électrique déclenché directement par la pression oppressée qui s’empresse de serrer de toutes ses forces le manche moite

tu prends le micro avant de t’embraser tu plantes tes pieds dans les planches de papier mais comme dans le sable mouvant tu coules les membres mous la plante de tes pieds mouillée la scène hypnotique qui cambre sa colonne vertébrale sous le poids de ton enracinement le moratoire de ton nom prononcé en syllabes dé-ta-chées

tes prunelles pulvérisent les spotlights ça se déchire devant toi tu n’y peux rien t’es un mutant mutilé plongé dans un délire de paroles chaman la fièvre te pogne et comme dans un centrifuge en action tu rencontres ton double tu lui donnes envie de te plaire tu lui refuses le regard tu choisis la mort le micro blotti dans ta chaire battante la tranche serpentée le serpent à sonnette te suit t’as pas sonné avant d’entrer le micro trop serré te lacère la gorge qui beugle encore et encore des barbaries d’hommes fournaises qui forniquent les braises encore et encore

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