27 septembre 2008

prendre le traversier pour prendre le Nord
on est parti un dimanche matin
la poudre remplie de nos errances
on n’avait plus le temps
les lendemains nous attendaient tôt
il fallait suivre les indications
semer des kilomètres en pot
les chemins pliés dans mon sac à main
le coffre à gant comme un cube d’espace concentré
des lunettes fumées pour disparaître
le toit ouvrant pour nous enfuir
la tête trimbale la fuite perpétrée
devant nous un orignal au panache boisé
la forêt Boréale montée sur ses pattes
la droiture d’une forêt d’épinettes noires
et les taches carrosserie rouillée
imprégnées du goût humain
d’une faune fière
d’un dimanche imprimé sur un trente sous

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