6 octobre 2008

frotte frotte ce ligament de pierre
frotte frotte frotte-le longuement
il y a la cime et il y a le sang
tu n’as jamais survécu aussi longtemps

tu te rappelles-tu la langue à l’âme
les viscères fiers le feu source de vie
tu te rappelles-tu on ramait dans le silence
on courait dans l’herbe comme des vieux enfants fous
on allumait les branches qui nous brûlaient les yeux
tu te rappelles-tu il y avait des azurs embaumant les copeaux de bois
ça devenait rouge sous nos pas

roule roule roulade d’amour floral tu t’enlaces mieux que moi
roule roule roule-la mon amour tes doigts me ressemblent ils sont plus effilés que les fleurs du mois de mai
prends-moi mes sens me tuent tu ne vois pas prends-moi par là-bas il n’y a pas d’innocence si tu me suis il n’y a pas d’innocence non

pourquoi tu frottes tu frottes la pierre qui ne s’enflamme pas
et toi qui te roules qui te roules les bras en l’air battant les étoiles dans tes paumes ça sent le ciel l’enfilade du ciel ça me parfume et mes étoiles de mer se baignent sur mes cuisses que tu cueilles que tu cueilles

pleure pleure pleure-la encore tu ne la pleureras jamais assez la tombe de mon ombre et le soir mon amour tes yeux me soignent de toutes mes incertitudes

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