13 octobre 2008

folie le vin me saoule et il fait gris
c’est une liqueur d’octobre qui coule sa moue
ses veines implantées dans les miennes
une fraîcheur ensorcelée
où l’apesenteur ne s’incline pas
devant les saules échevelés
des averses volcaniques crachent une lave poétique
on entend des feuilles voltiger dans un ciel plat
au loin des murmures qui carillonnent sur les parquets
et la chaumière s’enferme se couvre de portes

contemplation la pure beauté d’une coupe pleine
les raisins verts parfumés débordent
et mon coeur se pâme s’éprend d’une rebelle amertume
le tanin fortifié dans des barils limpides
bouchons de liège enfoncés dans le col secret et étroit

folie le vin me saoule et il fait gris
on m’avait pourtant dit la bouteille vide
que ma vie était finie
le fer cartilagineux imprégné dans la croupe pourpre
entre mes os rapatriés et ma chair chartreuse en quête d’une ultime évasion

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