19 octobre 2008

mouvements souples et fluides des frottements répétitifs soutenus armés de la lame pure d’un archet bien effilé le mime sonore d’une brise printannière secouant fébrilement les arbrisseaux se réveillant dans les premières lueurs du soleil

la grande maison blanche de Sainte-Angèle-de-Monnoir, avec ses portes bleues, cette grande maison debout les pieds bien à plat sur le sol argileux des champs de blé d’Inde à vache bordant les remparts des deux seules routes parallèles du village

toi marchant sans craindre d’oublier au passage de ranger le passé de le mettre sous une cloche de verre sous vide l’auréole entachée des années à s’entasser dans l’oubli où la question qui surgit est celle d’une lutte à ne pas disparaître derrière mes os aigris fondre au plus vite pour que tout ça arrête

et les deux tilleuls vainqueurs les gardiens feuillus ayant survécu au verglas grandiose éloquence de l’état de nature aux devantures infrangibles

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