23 octobre 2008

ton trognon de pomme se tord de douleur se frotte les pépins sur des phrases trop mûres il y a des abeilles bourdonnant leur miel dégoulinant sur le crâne creux de nos aïeux il y a des ouragans qui se soulèvent et ça sent les dernières rumeurs aux couleurs d’une fausse naissance d’une renaissance brûlée au plus haut degré le houblon traîne sa faute dans les mégots écrasés sous tes bottes agencées à tes jambes trop maigres tu pues la pute pleine de pue remplie par les instincts du bas ventre qui tremble du bas fond qui s’effondre tu n’as pas envie de fuir parce que ta fente fuit sans cesse et ça tourne à l’envers jusqu’aux lueurs anciennes l’enfance presque blanche calquée indélibile sérigraphie des temps modernes pourtant le fléau ne s’effrite pas il attend avec fureur que l’on s’entretue la carapace ouverte la carcasse exposée aux charognards toujours friands de se servir à même la source vive du désarroi humain

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