2 novembre 2008

VII

la porte grillagée du jardin demeurée ouverte
il revient chez lui
rien n’a bougé
rien n’a changé

ses moustaches entachées d’autres expériences
respirent calmement
il se retrouve au chaud
comme dans d’autres lieux

les yeux de ses maîtres
le regardant autrement
ne le reconnaissent plus sous son pelage différent

il aurait tant à leur dire
mais pour l’instant
seulement les remercier
apprécier toutes les secondes
les bouffées d’air frais
et les enfants qui rient

sept vies, sept misères
sept vies, sept jouissances
la mort souveraine
touchant du bout des doigts
le cycle réincarné

— la porte grillagée du jardin demeurera ouverte
les fleurs sont toujours appelées à pousser

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