12 novembre 2008

IV

le couvercle saute c’est un gros bouillon visqueux avec des bulles qui regorgent de détresse brute les ingrédients se mêlent à de la rengaine et du sacrifice crasse

un geste héroïque posé sur le côté le médiateur voulant remédier rappel au calme à l’amertume du mal causé

mais la machine est en marche et il n’y a plus de compte à rebours
comment arrêter une bête touchée lorsqu’elle se déchaîne son courroux sécrète la peste

le visage déformé dans une scène au ralenti l’élan frôlant un manque de mots audibles ici on perd l’indescriptible parce que la porte s’est refermée d’un grand coup de pied

remettre à qui de droit ce qui ne nous appartient pas les griffes remplies de saleté ramassée au couteau rapace

l’intrus planté dans le sol qu’il a lui-même pollué se retire revenir à la source du moment présent il rit aux éclats pour ne pas trembler de dégoût puis gueule à la meute qu’on lui doit respect et dévouement comment maudire l’ennemi s’il ne fournit rien à médire

le poète à en devenir resté muet jusque là sent que la température se réchauffe
il ose regarder devant lui une dernière fois pour être certain de s’en sortir
croise le venin en ébullition d’un post humain cambriolé
le projectile s’infiltre en pâmoison devant le philtre d’humanité

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