18 novembre

me ferme les yeux devant cette ignorance les rives mondaines submergées par la solitude qui déferle sur les individus cordés au carré le plancher tangue trop sensible il ressent les pas lourds provenant du plexus au milieu de l’estomac un noyau sphère flottante il faut ravaler le moton ne pas laisser transparaître l’amertume corrosive blessant mes gencives souriantes

il y a en dedans de nous parfois juste par moment ou d’une façon permanente pour certains ça colle ça jamme d’autres le maintiennent l’alimentent l’élargissent le chérissent un vide qui aspire la fibre ça fait mal ça élance c’est un vide qui prend trop de place le manque tendre ou le manque qui blesse

une béquille chevrotante l’air salin s’infiltre par nos narines détendues lorsqu’on découvre comment se taire et se laisser emplir d’une vague sereine les étincelles ne craignent jamais le brasier elles virevoltent libres

me supplier de garder la tête haute me réserver en équilibre alors que le parachute chavire l’air de tous les sens la plénitude est préservée en altitude c’est là que les premiers flocons naissent quand les nuages se condensent l’hiver et qu’il commence à faire froid la buée s’installant à l’ouverture des bouches

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