16 décembre

mon amour protège-moi de tous ces incendies

sois de connivence avec le feu cours droit devant et souviens-toi de moi

la braise mes tisons nos enfants légitimes et le foyer éteint

tu nous brûlais l’âtre de nos espérances et fumais le peu de tabac récolté

ce « tu » tremblant et l’autre assis dans la pièce d’à côté les mollets forts le regard fumant

ta force mon étreinte mes cheveux remontés en chignon et la larme bouillante

tous ces incendies le bûcher l’entrave et les empreintes marquées au fer rouge

mon amour muet encerclé dans le marbre et ma moue figée avec lui

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