19 décembre

il se fait tard et le vent se lève par ici les courtes journées s’emmêlant aux nombreux couchers de soleil l’azur était terne ne désirait pas porter plainte même si pourtant l’égorgement des poules devenu fréquent fracassait les omelettes de nos plats aux entrées froides

ce n’était pas de la soupe dans nos bols des étangs marécages au goût de fièvre jaune ne fallait-il pas sonner la cloche le carillon nerveux répondait aux sirènes camouflées par la brume opaque au salon de vieilles causeuses boursouflées à l’hélium d’air léger

la pendule donnant le rythme aux autres créatures enfouies dans le tapis la housse de pissenlits des feuilles dentelées et l’autre housse relevée du corsage ne bougeant plus depuis un bon moment sous la pression des poumons inertes

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