31 décembre

ça traîne au bas de ma porte depuis que suis née il suffit d’entrer parfois pour s’en rendre compte s’il y a trop de souliers froissés laissés pêle-mêle le vent s’en prend immédiatement ça l’aurait pu avoir une âme sentir la chaleur de mes escales intérieures ça l’aurait pu se composer de quelques lettres de quelques chiffres d’une sérénité rassurante mais le temps se consume et se trame la nécessité d’intervenir au jour le jour

mes yeux ensourcillés écarquillement caramel et noisettes le café tiède tenu par la hanse d’une tasse au vécu profond sur le panneau lumineux du micro-ondes des heures en bâtonnets qui clignotent des minutes flottantes sur des ondes bleutées le retour au portemanteau sur le pourtour d’une entrée où la gêne s’estompe lors des fébriles matins tranquilles

le fourmillement des activités quotidiennes s’accroît et le boulet pathogène lié à la cheville m’empêchant l’épanouissement d’une fraternité reconnue par la droiture de mon échine maintes fois mise à l’épreuve au bas de ma porte le pli substantiel d’une vie bien remplie

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