5 janvier

tu m’as mordu le cou croûte de caoutchouc la couche s’épouse à l’éponge qui s’allonge les langueurs lentes sur tes cils battant mes tempes heureuses le crépuscule se meurt en mes ratures androgènes

lentement tu me ramènes au centre de ton ventre la pulsion secouant nos coffres ralentis tu ne bouges plus pour sentir mon bassin affriolant te secouant l’amour sublimé tes paroles rassemblées en des gestes habiles l’utilité d’unir les lèvres se donner le souffle afin d’inspirer pendant que tu expires ma montée d’anévrisme florale le coeur cratère voie lactée propulsé en l’air

l’entre-chambre des entre-rêves carcasse fraternelle tu m’attises la muse se blesse s’abuse mutuellement aux refus de s’assouvir à l’eau de source

tu me bois et chaque goutte s’insuffle à ton insu

Publicités
2 commentaires
  1. Oui c’est vrai, juste de laisser aller l’impression du moment, avec soucis des sons et des sens.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :