15 janvier

avais honte de t’aimer en secret sous les saules pleureurs où les merles nous guettaient il pleuvait des plumes de soie les écorces nous parlaient des psaumes répétés maintes fois récités par coeur sur le bout des doigts les herbes hautes nous rapportant le présage désiré la nuit ramait sur ses eaux salées pendant que les pierres rondes réchauffées par le jour nous recueillaient sans faire de bruit combien de temps avons-nous couru ensemble les jambes entremêlées quand peux-tu me dire tranquillement le sol m’a quittée pour rejoindre le fond de l’océan aurait-il fallu le retenir aurais-tu voulu rester nos projets fous enfouis sous un tas de trèfles pour qui ta rengaine éteinte s’était-elle ravivée la rage ravagée au milieu du pavé le ravin ajourné et toi de dos me faisant face le visage prêt à tout m’avouer la voix muette et le corps se laissant tomber vers l’arrière faisant confiance au monde des montagnes tel un objet fier aux reflets alcalins

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