25 janvier

y fait beau dehors
n’ai pas de raison de rimer fort
la plaine s’étale au devant
puis la semence se tubérise
t’avais travaillé toute la journée
tes doigts s’écornaient aux jointures
les foins fumaient en secret
pendant que tes cheveux m’embaumaient
t’avais perdu la boule
la romance mûrissait sagement au coin du pâturage
c’était le cheval de la ferme d’à côté
qui revenait au galop grimpant
auprès de sa jument jumelle lavée à l’eau de javel
penaude tirant sur ses fers blancs
la nuit aussitôt tombée
on proclamait les hurlements des loups
au travers des rites
la mythologie où les dieux dansent
à l’échelle des bêtes
la lune engrossée par le globe terrestre
mettant au monde
la frêle existence du destin à parfaire

y fait beau dehors
toujours selon la perspective
de celui qui découvre
les parois étrangères
de son propre salut

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