31 janvier

dans le lit posé sur l’oreiller empli d’un duvet doux une perle en équilibre à peine plus légère que le blanc qui l’embaume la taie d’oreiller brodée à l’ancienne de gros traits grossiers de fils fluides la ligne du temps cousue soigneusement à la machine un matin de rien où moi tranquille au lendemain de nos infâmes retournements les traces presque effacées ancrées par le passage blême des hydravions couleur soleil se reposant sur les flots d’une boucle un peu rebondie le courant bien chaud des ondes charismatiques nous transperçant dans la mince courbe formée par l’empli du poids rescapé à l’échappée bijou précieux suspendu

à l’ornière d’un cou dénudé la chair beige présentée au présentoir du présent indiqué sur l’affiche en français le pronom imparfait le haut du cou menant vers un menton en chardon aux étroites dimensions silencieuses

dans le lit au creux du mystère se plante la perle du nombre de doses circulant à l’interne entre le matelas peu expérimenté et l’embryon aux hormones de morphine allant chercher Morphée le plus tôt possible la coucher près de soi puis supporter sa robe aux jambes affirmées la contempler elle la bruine collée aux fenêtres et le grand jour s’égrainant sans faire de miettes

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