12 mars

la femme de chambre trouve le printemps dans un panier d’osier l’apprête le dépose sur la table à manger orne les bourgeons de ses soins attentifs plante sa chair dans la terre endolorie le gel enjolivant les sols solstices
la femme de chambre berce les soleils francs encourage les serres d’ouvrir ses sources prend la main et la tire en dehors des murs pour que les pièces s’élargissent accueillent les aurores l’entière pénalité du deuil devenue rituel où la femme de chambre et sa solitude s’exposent à un équinoxe nocturne emprunté aux mages puissants mais incolores

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