17 mars

tu m’as frotté le dos ta paume et le bout de tes doigts rugueux les pores rêches éraflant les parcelles de peau morte
exfoliant humain d’un contact simple
la main du père posée sur l’épaule frêle de l’enfant
pose à contre-jour où les silhouettes noires du jet clairsemé
l’encre soufflée sur des puits de lumière

tu m’écoutes de ta présence mes clapotis composent des notes claires la cuve dégageant des parfums de lavande
plusieurs pauses circulaires l’espace créant des effets de rapprochement
ta ligne qui traverse les carreaux de terre cuite
ce sont nos adieux pratiqués en silence les vitraux t’invitant à prendre le temps de m’achever
bitume se dissolvant dans un bain d’aquarelle le don pareil à ma toilette complétée

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