29 mars

au pas de la grande horloge
gravite au diapason
le seul rossignol qui gîte
comme coucou ultime chanteur
libérant les traces du temps
on sent la pluie sulfure métallique
des ressorts aux mécaniques archaïques
ouvrages travaillés du maître horloger
les dimanches dans des robes
de ressemblance
le bonnet de la bonne blanche
son tablier et le plumeau
trimbalant dans les airs
des légèretés digestes
un gobelet de cristal fraîcheur glaciaire
au pas de cette horloge le temps de la guerre l’autre côté de l’Atlantique
du plomb plombant le masque au
casque de chat
l’air ambiant ne suffoque plus
la promenade partagée
improvisée pour ma prochaine visite

au pas de la grande horloge
l’orge le blé et la cathédrale au toit vert-de-gris
le cuivre comme une mousse de sous-bois
la marche des sabots qui claquent craquent telles des allumettes
qui tisonnent frissonnent nos jambes se pressent et ouvrent
la soute aux étrangers

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