30 mars

suis pendue
hier c’était le contact avec la terre
baiser goulu aux odeurs de boisés mouillés
ruisselant de sève
c’était l’oubli entier
du corps à l’état de nature
dure réalité d’être éveillée
membres soumis à la gravité
aux lois indomptables de l’abrupte lourdeur
le bas étant toujours en bas

suis pendue le cou
tendu tierce scission
d’une corde vertébrale
nouée à mon vertige

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :