1er avril

l’étrangeté du décor qui pend
tels des oiseaux en perte d’autonomie

ma précieuse
ma farouche intrépide
pourquoi te fais-tu si petite
en ces jours infectes
on te prend par les cornes
et personne ne réagit
tu es fébrile comme un cheval
qu’on achève
un étalon ayant du vécu
d’arrache-fleuron

le far west empruntant
nos terrains vagues
nos plaintes d’hiver bloke
t’as mal en ma langue
et pourtant
aucun bruit nulle part
de ta lente disparition
un silence abrupte

Montréal au teint anglo-saxon
autour de moi ça sent la coupe à blanc
l’envahisseur s’insinue s’insuffle à la racine
de notre glotte écorchée arrachée
par des siècles de perdition

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