10 avril

la femme s’assoit à la grande table ronde déploie ses longues jambes remplies d’une sève chaude mièvre allongée présentoir à canon

les lèvres enrubannées d’un rouge éméché la pulpe en feu palpitant à chaque syllabe prononcée au serveur droit devant la stature du complot séducteur

la dame aux gants de soie se plante une cigarette pour mieux fumer sa beauté aux tanins subtils se dégageant en fines doses

le nez fin taquinant ses joues distinguées des hanches ondulant la taille qui la supporte les fruits de sa nature élégante elle manie parfaitement les battements de ses cils élancés la forme de ses cheveux formant des nuages successifs d’une noirceur cunéiforme

bas de nylon s’étiolant sous la jupe de velours bottillons cabotins cabossant les carreaux du café de quartier la dame soulevant ses dentelles d’un doigt quasi-inattentif pendant que la sueur se plaint aux alentours de ses moues mondaines

soudainement l’attente cesse la montée du revolver sortant de son étui la femme-chat cachant allègrement ses allégations aux ferveurs accélérées la mort se tirant une place de choix dans des atours aguichants la scène profondément érotique de ses seins ronds et fermes assassinant l’assistance si masculine extensions péremptoires de ses aveux à double tranchant

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