12 avril

la ville se referme sur elle-même
laisse passer quelques filets de peau
peau neuve
en provenance des terres anciennes
où l’ocre et le fauve se côtoient
coït senti du féminin entrouvert au masculin qui l’assaille
tourbillons de grêle et de vent
par dessus les toits de tôle les clôtures qui se protègent de la grisaille
nids protestants
écureuils habillés en civil
quelques cordes à linge se faisant violence
chorégraphie imprévisible des plantes carnivores
désarroi aux confins des métros
des guichetiers couverts de fond de teint
tout au bout de la ville une tulipe lutte pour sa survie
sa tige supportant l’atome du vivant
à côté d’elle les détritus de l’homme parapet
l’homme qui se tapisse en rampant
fuite de la ville qui se referme sur elle-même

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