16 avril

de biais être frappé par la couleur forte des vitraux un jet condensé d’écume flot continu de poussières figées faisceau pénétrant dans l’entonnoir d’une mort le crâne phosphorescent

assis sur la moulure échancrée du bois riche la colonne travaille s’exerce à fendre l’échancrure des yeux qui se ferment ployant sous le poids des courbes qui s’inclinent

la mine s’offrant au clair-obscur le haut des lèvres allumé le bas aveugle ramification des sièges parallèles formant des alignements à angles droits

la pénombre côtoyant les quelques soubresauts qui cohabitent avec l’encens et l’orgue ça fait sens d’attendre toute une vie de se rendre à l’autel demander pardon en s’agenouillant les bras relâchés lâcher prise laisser choir toute la charge

il lui l’homme à la voûte cambrée du dos encombré l’effacement du visage sa vie s’estompant comme du pastel que l’on étend sur du papier mat la pose du tremblement millénaire parfaitement rangée dans ses souliers

à travers lui une lance transperçant la racine à l’origine de ses chaînes transversales la salle vide aux sens plein d’eau de vie

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