19 avril

son imperméable jaune serin deux fois trop grand pour elle le chapeau enfoncé sur ses cheveux aux boucles si denses presque aussi écarlates que ses joues affolées trapèze écartelé sur la scène de ce cirque sans chevaux la chute de pluie telles des rafales de vent qui déferlent sur la glace intercalée

elle bloque à la fois la sortie et l’entrée debout dans les entrejambes d’une ville déserte les lumières de rétention pratiquant toutes le même clignotement d’atomes qui brûlent la torche virulente suspendue au porche de ses pas à créer

son imperméable remonté au menton le bout rond de son nez d’athlète pinçant la flèche à transmettre une incertitude respectant les distances du message à transparaître ses paupières closes empreintes des temps à gagner le flambeau d’une sagesse promise

paix de femme debout prête à braver la mort son visage oblong imprégné de la montagne aperçue au loin un jour où elle croyait encore à l’espoir de vaincre

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