6 mai

m’accordes-tu un instant ai besoin de replacer ma frange elle me cache de tes soupirs couvre mes questions de givre

ne te demande pas de t’asseoir car le sol est gelé il s’agirait que tu perdes la notion du temps pour figer

il n’y a jamais de mots échangés entre nous que des signes des silences partagés nos promenades matinales plongées dans les amertumes du monde la rosée parsemant des notes de vin blanc à naître

la semence de nos pas faisant l’amour au paysage bleu ta nuque penchée me faisant penser à la lune qui s’offre dans ses quartiers les plus intimes

m’accordes-tu un instant la paix m’échappe et ma tête un branle-bas de combat perpétuel ne crée que du froid des frissons où les chants des mésanges ne suffisent plus pour m’étreindre ta stature érigée comme une armée de tendresse tendue au bout des lèvres prononciation muette de notre relation étrangère

le fantôme de ma robe de nuit s’étiolant sur les psaumes de tes antichambres et toi encore solennel tes yeux mouillés sur mes cils plus que jamais amoureux

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