10 mai

être dans la peau d’un autre pour faire plus de place en soi
laver le corps
qui ne t’appartient pas
extraire de ce moment
un espace intercalaire
capter l’absence
la solitude à craindre

être dans la peau de la femme
celle qui nourrit
qui tend la vie
la serre de si près

être dans la peau de l’homme
le fardeau d’extirper
une plénitude
difficile à trouver

entre chaque déplacement
prendre un temps d’arrêt
vérifier l’état du saule
la couleur du genévrier

entre chaque déplacement
s’oublier un peu
cesser de croire à d’autres subsistances
la mort telle une soeur de sang

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